L’insatisfaction du corps commence dès l’âge de 5 ans

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poids, insatisfaction corporelle

Les cinq premières années  de la vie d’un enfant sont cruciales dans son développement : les idées qu’il entend, qu’il exprime, les comportements des gens qui l’entourent et les sentiments qu’il éprouve ont un impact sur son cerveau pour développer presque toutes les connexions neuronales que nous aurons dans notre vie d’adulte. Cette explosion d’apprentissage a une barrière représentée par le manque de la pensée critique  (laquelle n’est pas encore développée). Vivant dans une société qui investi beaucoup dans le paraître, qui valorise la beauté physique selon ses critères, notre insatisfaction corporelle émerge très tôt.

Suis-je trop gros ? Trop maigre ?

Selon Annie Aimé, professeure de psychologie de l’Université du Québec en Outaouais, des études récentes montrent que le poids des filles commence à susciter des préoccupations à l’âge de 5 ou 6 ans. « À 5 ans, la préoccupation affecte davantage l’apparence », explique la chercheuse. Les filles se demandent si leurs cheveux sont corrects,  leur peau et leurs yeux.

On constate également que les messages de santé publique qui pointent vers les personnes obèses fonctionnent bien. «À quatre ans, les enfants savent déjà qu’il n’est pas bon d’être gros», explique Annie Aimé. « Il existe une intolérance dans la société concernant l’obésité et le surpoids, et à l’âge de cinq ans, les enfants savent quoi faire pour perdre du poids. »

Les filles, en particulier, en savent déjà beaucoup dès l’âge de 5 ans, explique Annie Aimé, car beaucoup d’entre elles ont déjà une mère au régime. À cela s’ajoutent les nombreux messages des publicités visuelles et auditives.

Une image avec des conséquences à long terme

Dans certains cas, cette obsession de l’image corporelle chez les enfants peut avoir des conséquences futures: «Les enfants qui ont des problèmes d’image corporelle peuvent en fait avoir des problèmes de santé mentale», explique Annie Aimé. Le plus susceptible est, bien sûr, les troubles de l’alimentation, mais il peut aussi s’agir d’anxiété, de symptômes dépressifs et éventuellement d’un trouble de l’humeur. « 

Vous éduquez par l’exemple

Aimeriez-vous apprendre à votre enfant à faire confiance à son image ? Commencez par accepter et apprécier la vôtre. Il ne suffit pas de ne pas parler de poids ou de régime alimentaire à la maison. Faites l’exercice de cibler tous vos comportements qui ont trait à votre image corporelle : achat de vêtements, visite chez l’esthéticienne, coiffure, produits de beauté, entrainement au gymnase (la raison première), vos critiques et commentaires à voix haute sur vous et sur autrui, le choix des vêtements, etc. Vous serez en mesure de mieux comprendre votre enfant.

Auteur : Maira Prado, Masso-kinésithérapeute et massothérapeute sportif.

Rédactrice-réviseuse: Isabelle Gendron.

Référence :  groupe Équilibre

Mission
Prévenir et diminuer les problèmes liés au poids et à l’image corporelle dans la population, par des actions encourageant et facilitant le développement d’une image corporelle positive et l’adoption de saines habitudes de vie.

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