Je transforme ma vie

Chaque rentrée nous procure l’excitation d’entamer l’écriture d’un nouveau chapitre dans le grand livre de notre vie. Animés de ce sentiment de renouveau et par l’espoir d’un avenir meilleur, nous prenons souvent de belles résolutions, qui ne franchissent malheureusement que rarement le seuil du mois suivant. Selon mon expérience en tant que naturopathe clinicienne, la principale raison pour laquelle nos engagements ne perdurent pas, c’est qu’ils trouvent généralement leur origine dans notre mental plutôt que d’être motivés par de véritables élans du cœur.

Je vous propose une approche différente cette fois, une transformation radicale mais en douceur de votre vie, un mois à la fois.

Première étape : La transformation intérieure 

Afin d’effectuer un réel travail de transformation, nous devons débuter par l’alchimie intérieure. Celle-ci nous permettra d’identifier et de rectifier les aspects de notre vie qui ne sont plus en harmonie avec notre être profond.

  • Septembre : Je crée un espace pour moi

Tout d’abord, on s’assure de se fixer des rendez-vous hebdomadaires et quotidiens avec soi-même à l’agenda et on les traite avec la même importance que nos autres engagements. On choisit un endroit calme et ressourçant où l’on peut se déposer, calmer notre mental et nos sens et surtout, se reconnecter avec soi.

Si ce n’est déjà fait, il est primordial d’apprivoiser la solitude et d’accueillir les sentiments ou malaises refoulés qui pourraient se faufiler vers notre conscience lorsque nous cessons de nous étourdir avec nos appareils technologiques ou autres distractions qui nous servent d’échappatoires. Ces moments d’inconforts constituent de précieux alliés qui nous permettent de mieux aligner notre âme avec notre personnalité afin de retrouver pleinement notre congruence.

estime de soi, Noël

  • Octobre : J’utilise le fabuleux pouvoir de mes pensées

Est-ce que vos pensées travaillent pour vous on contre vous? Les pensées négatives, les scénarios catastrophiques et le dialogue intérieur que nous entretenons avec nous-mêmes ne se limitent pas à nous faire sentir mal; leur impact sur notre santé est bien réel car ils déclenchent une série de réactions biochimiques dans notre corps incluant la production d’hormones de stress comme le cortisol et l’adrénaline.

De plus, savez-vous que plus on entretient une pensée, plus elle acquiert de la puissance? En effet, le système nerveux est composé d’une centaine de milliards de cellules appelées neurones formant des chaînes organisées en réseaux synaptiques, ou voies neuronales. Ces dernières sont comparables à une autoroute que l’information emprunte pour voyager dans notre système nerveux. Plus l’information circule sur une voie, plus elle se solidifie. C’est ce qu’on appelle la plasticité neuronale.

On peut reconditionner notre cerveau en prenant simplement conscience de nos pensées et de notre dialogue intérieur, puis en les redirigeant de façon positive afin de renforcer ces voies neuronales. La méditation et la pratique de la pleine conscience constituent de merveilleux outils pour y parvenir.

  • Novembre : Je pratique la gratitude

La pratique de la gratitude est un autre moyen efficace de reprogrammer notre cerveau. Il suffit simplement de prendre l’habitude de noter 3 choses, personnes ou événements pour lesquels on éprouve de la gratitude à la fin de la journée. Plus on s’entraîne à identifier des raisons d’éprouver ce sentiment, plus on conditionne notre cerveau et plus on renforce nos voies neuronales positives. Parmi les bienfaits associés à la gratitude notons un accroissement du bonheur, de l’estime de soi, de la compassion, du sommeil, ainsi qu’une réduction de l’anxiété et de la dépression.1

Vous manquez d’inspiration? Je lance le Défi 21 jours de Gratitude sur Facebook depuis quelques années afin de clore l’année en beauté. Cela vous fournira quelques idées et vous permettra de mieux connaître votre naturopathe! 😊

  • Décembre : Je fais confiance à mon intuition

La culture dans laquelle nous évoluons est dominée par les valeurs dites masculines de productivité, de compétition et de consommation qui sont très axées vers l’extérieur. De plus, la fameuse pensée cartésienne scientifique nous a conditionné à se méfier de tout ce qu’on ne peut pas mesurer ou contrôler, incluant nos sentiments et notre intuition. Il est donc difficile pour la plupart d’entre-nous de faire confiance à notre voix intérieure. Pourtant, notre intuition constitue un message bien réel composé de signaux captés de façon inconsciente par nos tripes et communiqué à notre cerveau via le nerf vague afin que nous puissions répondre de façon adéquate à l’événement ressenti.2

Pour équilibrer notre côté rationnel dominant avec notre intuition bienveillante, il faut rétablir nos polarités intérieures en s’entraînant à accorder plus d’importance aux valeurs féminines d’introspection, de collaboration et de créativité dans notre vie.

1- https://www.psychologytoday.com/blog/what-mentally-strong-people-dont-do/201504/7-scientifically-proven-benefits-gratitude

2- Jonge, W. J. (2013). The Gut’s Little Brain in Control of Intestinal Immunity. ISRN Gastroenterology,2013, 1-17. doi:10.1155/2013/630159

Suivront la partie 2 et 3 de cet article, surveillez votre boîte courriels.

Chantal Ann Dumas ND.A. pratique la naturopathie depuis 1998. Également diplômée en homéopathie et Intelligence psychocorporelle, elle complète actuellement son baccalauréat en anthropologie médicale à l’université McGill. Communicatrice aguerrie, elle enseigne la naturopathie depuis 2001, offre de nombreuses formations en santé intégrative et on la retrouve régulièrement à la radio.

Elle offre des consultations en français, anglais et en espagnol chez Globe Santé tous les lundis.

 

 

 

 

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