homéopathie, championne des épidémies

ÇA VA BIEN ALLER

Les épidémies sont peut-être les situations extrêmes, les plus grands tests d’efficacité d’un traitement, et c’est là que l’homéopathie a fait ses premiers pas, quelques années après sa naissance à la fin du 18e siècle. À peine arrivée dans ce monde, elle devait déjà faire ses preuves pour ensuite gagner l’estime mais bien souvent la jalousie, puisque les allopathes du monde entier s’obstinaient à vouloir la détruire.

Samuel Hahnemann, est le fondateur de l’homéopathie. Formé en médecine en Allemagne, insatisfait des résultats de guérison, il délaissa la profession. Interpellé par un ouvrage de William Cullen portant sur la théorie nerveuse et sa remarque sur l’écorce de quinquina, l’amena à tester lui-même le médicament. Cette expérience deviendra la base de sa nouvelle approche thérapeutique : la nécessité d’expérimenter les substances sur l’humain et la découverte du principe de la similitude. Hahnemann nous laissera en héritage son ouvrage de référence Organon de l’art de guérir, 1810 avec sa devise Ose savoir – Aude Sapere. Il est un des précurseurs de l’hygiène comme mesure sanitaire publique et il a été le premier à proposer une prophylaxie simple, efficace, économique et sans danger contre les maladies contagieuses.

remède homéopathique – crédit PIXABAY

Quelques histoires à succès de la prophylaxie homéopathique :

  • 1800 : épidémie de scarlatine
  • 1831 : épidémie de choléra
  • 1918 : grippe espagnole
  • 2001-2007 : la fièvre dengue
  • 2007 : la leptospirose

Grippe espagnole

La grippe espagnole de 1918 nous intéresse tout particulièrement car cette épidémie était celle du virus de l’influenza. Ce même virus qui aujourd’hui nous menace sous le nom de grippe aviaire. Forme mutée, transformée à travers les années. Transformée et dénaturée, selon certains chercheurs, par les médicaments et vaccinations injectés de façon répétitive chez les animaux des fermes industrielles.

En 1918, après la première guerre mondiale, l’épidémie frappe les États-Unis. En 4 mois, elle terrasse 80 millions d’habitants sur le globe. Elle touche plus particulièrement les jeunes et les femmes enceintes. En 1921, les statistiques démontrent les forces de l’homéopathie. Le docteur T A MacCann, de Dayton en Ohio, rapporte que sur 24 000 cas de grippe traités à l’allopathie, le taux de mortalité est 28.2 % tandis que chez 26 000 personnes traitées à l’homéopathie, le taux de mortalité est 1.05%, et le taux était le même pour W.A. Pearson de Philadelphie sur 26, 795 cas. Chez certains homéopathes, les taux de mortalité étaient même inférieurs à 1%. Le docteur Roberts qui soigna 81 soldats à bord d’un navire de guerre les ramena tous sains et sauf, tandis qu’un autre navire perdit 31 hommes.

Le remède le plus utilisé par les homéopathes traitant cette épidémie fut Gelsemium. Les patients sont très aggravés par l’Aspirine qui affaiblit le système, et sont ensuite emportés par une pneumonie.

L’homéopathie guérissait les malades, les patients recouvraient une santé solide sans séquelles et les traitements étaient sans effet secondaire et sans toxicité.

« Le mot homéopathie désigne la thérapeutique médicale la meilleure et la plus utile en cette année 1919. » Dr. O.S. Haines, Philadelphie 

La situation actuelle, son marché , sa reconnaissance

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’homéopathie est aujourd’hui le 2e système médical le plus employé dans le monde. Une quarantaine de pays ont accordé un statut légal soit au praticien ou au médecin soit aux remèdes. L’homéopathie est présente dans plus de quatre-vingts pays. Au Canada, c’est en Ontario, en 2015, qu’un ordre voit le jour sous l’appellation College of Homeopaths of Ontario.

Références:

Ingrid Schutt, Homéopathe, http://www.infonaturel.ca/Homeopathie/Epiemies_soignees.aspx.

Denis Fournier, Une ligne du temps des homéopathes et de l’homéopathie, SPHQ, 2019.

Rédaction : Isabelle Gendron

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